Silence d'exculsion
On imagine souvent que les centres d'hébergements sont des lieux où règnent, du soir au matin, une grande effervescence et une agitation permanente. C'est effectivement le cas pour la plus part d'entre-eux car la détresse sociale n'a pas d'heure. Mais pour d'autres, le réveil est matinal et les personnes hébergées doivent quitter les lieux dès les premières heures du matin. Chacun avec leur vie, ils doivent refaire leur sac pour la journée et sans l'assurance d'avoir une place pour dormir le soir. Alors, les lieux désertés vivent autrement. Un silence pesant imprègnent les murs de chaque chambre et de chaque recoins. Les pièces respirent l'histoire et la vie d'enfants, de femmes et d'hommes qui ont une existence d'exclusion.
L'endroit si serein et apaisant pour certain le soir venu, devient angoissant dans la journée. Le centre est vide et il ne reste plus que quelques traces d'humanités pour nous réchauffer....
Texte MF
Silence of exculsion
One often imagines homeless shelters animated by permanent commotion, hustle and bustle, from evening until morning. This is indeed the case for many of them, as misery has no schedule. But at others, the wake-up call is early, and guests must leave the premises first thing in the morning. Each must pack his bags for the day without being sure of having a place to come back to sleep that night. These deserted places take on a different air. A weighty silence infuses the walls and every corner of every bedroom. These rooms exude the history and lives of these men, women, and children leading lives of exclusion.
This place, at once so calming and peaceful at night, becomes eerie and distressing by day. The shelter is cold and empty. There are only a few traces of humanity to warm and remind us.
Traduction Kristine Malden